En France, depuis la révolution, les pouvoirs successifs ont toujours tendu vers l’uniformisation, afin que chacun se reconnaisse dans la patrie. Les langues régionales ne sont par exemple pas ou peu enseignées, même si cette tendance tend à changer.

En Suisse, c’est différent, chaque culture est jalousement conservée, elle est brandit comme un étendart pour affirmer une appartenance. Un genevois se revendique comme tel, avant d’affirmer son appartenance à la confédération. Bien souvent on parle d’intégration au sujet des personnes issues de l’immigration. Par intégration, on entend assimilation, on souhaite que ces personnes abandonnent leur culture pour se fondre dans les nôtres ainsi que dans nos institutions. On attend de l’intégration que les personnes adoptent les modes de vie, les coutumes qui ont cours dans le pays et cela au détriment de leur propre coutume.

Pourtant, l’apport de cultures différentes, parfois exotiques, en tout cas étrangères, peut être une richesse incommensurable pour nos sociétés. Les concepts sont nombreux pour parler de ce type de réalité : pluriculture, multiculture, interculturalité, transculturalité, autant de termes pour une seule réalité qui s’impose : celle de réaliser au mieux l’adaptation de ces populations diverses, riches de leur culture dans nos sociétés, persuadées que notre culture s’impose aux leurs. En réalité, la vérité est tout autre, on ne peut imposer à un individu, qui plus est déraciné, une culture qui n’est pas la sienne. Mieux vaut s’intéresser à sa propre culture, et tenter de concilier le meilleur de celle-ci. Dans toute société, existe également une culture de classes qui tente à être gommé au profit d’une culture unique et dominante. Là encore, c’est une richesse extraordinaire que ces cultures diverses qui viennent enrichir un patrimoine culturel commun à toute une nation.